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Appel à contribution pour la Convention d'appui à la lutte contre la pauvreté et d'accès à l'emploi (CALPAE)

Le conseil municipal a voté le vendredi 17 décembre 2021 la Convention d'appui à la lutte contre la pauvreté et d'accès à l'emploi (CALPAE) dotée d’un budget de 1.4 million d'euros  (700 K€ de l’État et 700K€ de la Ville). Elle contractualise la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, politique publique initiée en 2018, qui vise notamment à "garantir sur l'ensemble du territoire l'accès effectif de tous aux droits fondamentaux", mais aussi à agir contre la reproduction de la pauvreté en agissant auprès des enfants et des jeunes et à faciliter l’accès à l’emploi.

C’est la dynamique du plan Marseille en Grand porté par le Président de la République, qui a permis de légitimer cette exception de contractualisation avec une commune (à ce jour la contractualisation avec les collectivités concerne les départements, régions et métropoles).

Marseille souffre d'une pauvreté et d'une grande précarité structurelle encore renforcées par la crise sanitaire et sociale vécue depuis plus de 2 ans, qui a agi comme un révélateur mais également comme un accélérateur des besoins fondamentaux sur le territoire tels que l'accès à l'alimentation, à l'hygiène, au logement ou aux droits en général. 

A Marseille, où le taux de pauvreté est de 26 % vs 17.6% au niveau national en 2018, 32 % des moins de 30 ans vivent sous ce seuil. 12,3 % des enfants de 3 à 5 ans y ont des retards de langage (vs 8 % au niveau régional) avec des disparités selon les arrondissements portant ce taux jusqu’à 18,6%.

Cinq arrondissements de Marseille figurent parmi les 15 villes les plus pauvres de France dont, en première position, le 3e arrondissement avec un taux de pauvreté de 51 % ; le 2e arrondissement en 3e position, 43,5% ; le 15e arrondissement en 5e position, 42,3%; le 1er en 6e position, 42,1% et le 14e en 11e position, 39%.

 

Depuis près de 2 ans, la Ville de Marseille s'est engagée dans une démarche volontariste et partenariale afin de faire reculer la grande précarité et d'apporter des réponses adaptées aux urgences sociales vécues par ses habitants.

Un partenariat étroit avec les services de l’État s’est ainsi développé et a permis de créer et de consolider 100 places d'hébergement d'urgence pour des familles en grande précarité et des femmes victimes de violences.

Cette dynamique partenariale est aussi à l'origine du projet de création d'un grand pôle municipal d'hygiène et de santé qui ouvrira ses portes en 2023.

Ces projets traduisent une volonté et un engagement communs de la Ville et de l’État d'agir ensemble pour mieux identifier et combattre la grande précarité sur notre territoire.

La Convention d'Appui à la Lutte contre la Pauvreté et d'Accès à l'Emploi (CALPAE), votée par le conseil municipal, précise les modalités de ce partenariat et les axes d'intervention privilégiés qui s’appuient sur une essentielle union entre la Ville et l’État pour lutter contre la pauvreté et permettre à l’ensemble de la population d’avoir accès aux droits fondamentaux.

La démarche permettra aussi de renforcer l’action de la Ville et de son CCAS dans le cadre de leurs compétences, pour intégrer aussi des objectifs soutenus par l’État visant à renforcer les partenariats avec les autres collectivités et opérateurs concernés.

 

Les moyens supplémentaires à hauteur de 1,4 million d'euros portent sur les sujets suivants :

  • Réduire le phénomène de non recours aux droits par l’accompagnement ciblé des personnes sans domicile fixe (accompagnement individuel pour 500 personnes). 
  • Développer l’accompagnement social pour les personnes âgées isolées (cible200 personnes).
  • Favoriser l’accès à l’éducation, à la culture et aux loisirs pour les enfants vivant dans les bidonvilles (cible 200 enfants).
  • Développer les capacités d’accompagnement du Samu social sur un accompagnement renforcé vers l’accès aux droits et au logement (cible 50 personnes à la rue).
  • Développer une fonction d’observation sociale partagée avec le monde associatif à partir de la compétence obligatoire du CCAS de production d’une analyse des besoins sociaux annuelle.
  • Adapter l’offre et les modalités de distribution des produits alimentaires (préfiguration d’un plan local de lutte contre la précarité alimentaire et création d’épiceries sociales).
  • Développer une offre de douches et de bagagerie accessible à tous (mise en service de 10 équipements supplémentaires).
  • Former et accompagner les intervenants sociaux pour renforcer l’accès aux droits des publics en difficulté (cible : 70 professionnels).

 

 

L'appel à contribution

Il concernera les thématiques suivantes :

  • Améliorer l’accueil et l’accompagnement des personnes sans domicile fixe - Télécharger le document (PDF) 
  • Développer un accompagnement social personnalisé pour des personnes âgées très isolées et en grande précarité. Télécharger le document (PDF)  
  • Favoriser l’accès à l’éducation à la culture et aux loisirs pour les enfants vivants dans les campements et bidonvilles. Télécharger le document (PDF) 
  • Améliorer la prise en charge des publics de la rue et la coordination des interventions en leur direction. Télécharger le document (PDF) 
  • Adapter les politiques de lutte contre la précarité alimentaire à l'accroissement et à l'émergence de nouveaux besoins. Télécharger le document (PDF) 
  • Développer une offre de douches et de bagageries accessible à tous sur l'ensemble du territoire. Télécharger le document (PDF)
  • Améliorer la mise en œuvre du principe d'accueil inconditionnel dans les services sociaux afin de limiter le phénomène de non- recours et développer la formation des travailleurs sociaux. Télécharger le document (PDF) 

 

 

Modalités de l’appel

 

Dépôt des candidatures du 8 juillet au 15 août 2022

 

 

Vous êtes invités à déposer vos projets le plus tôt possible afin de faciliter et d’accélérer le traitement de vos demandes.